Moteur DS sous le capot dans un atelier mécanique

DS : quels sont les moteurs à éviter et ceux à privilégier ?

Acheter une DS d’occasion peut être une excellente affaire. Mais certaines motorisations ont un historique de pannes qui doit vous alerter avant de signer. Entre le 1.2 PureTech et le 1.6 THP, les pièges ne manquent pas.

Nous passons en revue chaque motorisation, modèle par modèle, pour vous aider à faire le bon choix.

Le 1.2 PureTech : la courroie qui fait trembler

C’est le moteur le plus problématique de la gamme. Le trois cylindres 1.2 PureTech utilise une courroie de distribution baignée dans l’huile (wet belt). Sur les modèles 2015 à 2019, cette courroie se dégrade prématurément : la gaine se détache, bloque le circuit de lubrification et peut détruire le moteur.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 2 009 rapports recensés par Fiches-Auto, 204 pannes de distribution et 281 cas de surconsommation d’huile ont été signalés. Environ 450 000 véhicules sont touchés en France pour les années 2017-2018.

Bonne nouvelle : Stellantis a étendu la garantie à 10 ans ou 180 000 km sur ces moteurs. Une plateforme de remboursement permet de récupérer les frais engagés entre janvier 2022 et décembre 2024.

Les versions post-2020 sont nettement améliorées (courroie renforcée, circuit d’huile optimisé). Depuis 2024, une variante à chaîne (EB2) supprime définitivement le problème de courroie humide.

Le 1.6 THP : une chaîne sous tension

Né de la collaboration PSA-BMW, le moteur « Prince » 1.6 THP équipe les DS3, DS4 et DS5. Son problème principal : un tendeur de chaîne défaillant sur les versions antérieures à 2013.

La chaîne peut se détendre ou se rompre avant 100 000 km. Selon les statistiques, 15 % des THP 155 ch ont nécessité un remplacement de chaîne dans ce délai. La réparation coûte entre 1 200 et 1 800 €. En cas de rupture franche, c’est la casse moteur complète.

Le turbo est l’autre point faible. Son remplacement après 100 000 km coûte entre 2 000 et 2 800 €. Le rappel constructeur n’a été lancé qu’en août 2021, soit plus de dix ans après l’introduction du moteur.

Notre conseil : évitez catégoriquement les THP d’avant 2013. Les versions 2014 et ultérieures sont acceptables si l’historique d’entretien est complet et la chaîne a été vérifiée.

DS3, DS4, DS5, DS7 : quel moteur éviter sur chaque modèle ?

ModèleMotorisation à éviterProblème principal
DS31.2 PureTech (2015-2019)Courroie distribution humide
DS31.6 THP (pré-2013)Chaîne distribution fragile
DS41.6 THP 200 chVersion la plus problématique (chaîne + turbo + huile)
DS51.6 THP (2011-2013)Chaîne distribution + turbo
DS72.0 BlueHDI 180Le plus de plaintes, AdBlue
DS7E-Tense 4×4 300 chDéfauts moteur électrique + boîte

Sur la DS4, les problèmes électroniques dominent (34 cas sur 313 témoignages) devant les soucis de suspension (47 cas). Le 1.6 HDi 112 ch reste la motorisation la plus fiable.

Sur la DS7, le système AdBlue est le premier motif de plainte (26 cas sur 188 témoignages). La cristallisation endommage le réservoir et l’injecteur. Même le 1.5 BlueHDi n’est pas épargné : sa chaîne d’arbre à cames peut lâcher prématurément.

Les motorisations fiables à privilégier

Tous les moteurs DS ne posent pas problème. Voici ceux que nous recommandons :

  • 1.6 e-HDi (DS3) : le diesel le plus fiable de la gamme, idéal pour les gros rouleurs.
  • 1.2 PureTech post-2020 : nettement amélioré, couvert par la garantie 10 ans. Les retours sont positifs.
  • 1.6 HDi 112 ch (DS4) : plus fiable que les versions essence THP.

Si vous regardez en dehors de la marque, les alternatives fiables dans cette gamme de prix sont la Toyota Yaris Hybrid, le Mazda 2 Skyactiv-G ou le VW Polo TSI (post-2014).

Les bons réflexes avant d’acheter

  • Vérifiez le VIN sur les sites Citroën, Peugeot ou DS pour savoir si le véhicule est concerné par un rappel.
  • Exigez l’historique d’entretien complet. Un PureTech sans carnet suivi est un risque majeur.
  • Contrôlez la consommation d’huile. Plus de 0,5 L/1 000 km est un signal d’alerte.
  • Vérifiez l’intervalle de vidange. Un PureTech vidangé tous les 20 000 km au lieu de 10 000 a accéléré l’usure de la courroie.
  • Écoutez le moteur à froid. Un claquement au démarrage signale une usure de la distribution.
  • Réclamez vos frais si vous avez payé une réparation PureTech entre 2022 et 2024 : la plateforme Stellantis est ouverte.

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