Volvo 480 S, coupé compact des années 1980 avec phares escamotables

Volvo 480 S : fiche technique complète et performances

La Volvo 480 S reste l’un des coupés compacts les plus attachants des années 1980-1990. Avec ses phares escamotables, sa suspension arrière développée par Lotus et ses motorisations variées, elle mérite clairement qu’on s’y attarde. Vous cherchez sa fiche technique complète ? Vous êtes au bon endroit.

De 1986 à 1995, Volvo a décliné ce coupé en plusieurs versions et motorisations. Voici tout ce qu’il faut savoir sur les performances de la Volvo 480 S, ses variantes et son comportement routier.

Spécifications techniques et performances de la Volvo 480 S

Moteur, puissance et transmission

La version 480 S la plus répandue repose sur le bloc 2.0i B20F de 1998 cm³. Il développe 110 ch à 5 400 tr/min et un couple de 165 Nm à 3 500 tr/min. C’est un moteur SOHC 8 soupapes à injection multipoint, solide et fiable.

La transmission se fait aux roues avant (traction). Deux boîtes sont disponibles : une manuelle 5 vitesses Renault JC5 ou une automatique ZF 4 vitesses à 4 rapports. La consommation combinée s’établit autour de 8 L/100 km (29,4 mpg selon EncyCarpedia).

Dimensions, poids et comportement routier

Le gabarit est compact et bien proportionné. La 480 S mesure 4 260 mm de long, 1 710 mm de large et 1 325 mm de haut. L’empattement atteint 2 500 mm pour un poids à vide de 1 050 kg.

Le point fort de cette auto ? Sa suspension arrière à essieu de torsion conçu par Lotus. Elle offre une tenue de route nettement au-dessus de la moyenne pour l’époque. Les freins avant sont ventilés, les arrière sont à disques pleins, avec des pneus d’origine en 185/65 R14.

Volvo 480 S en conduite sur route sinueuse mettant en avant sa tenue de route

Les performances sont honnêtes pour un coupé de cette cylindrée. La vitesse maximale atteint 191 km/h. Le 0 à 100 km/h est bouclé en 9,9 secondes. Pas de quoi décoiffer, mais l’agrément de conduite sur route sinueuse compense largement.

Motorisations et versions disponibles selon l’année de production

Le 1.7i atmosphérique et le Turbo (1986-1995)

À son lancement en 1986, la 480 reçoit le 1.7i B18E d’origine Renault (bloc F3N). Il affiche 109 ch dans sa première version non catalysée (finition ES). Après 1989, la version catalysée tombe à 102 ch, pour 142 Nm de couple.

Le Turbo arrive dès 1987. Il embarque le même bloc 1721 cm³, poussé à 120-122 ch et jusqu’à 175 Nm à 3 300 tr/min. Le compresseur est un Garrett AiResearch. L’ABS devient standard sur cette version dès 1988. Le Turbo revendique 200 km/h en pointe et boucle le 0-100 km/h en 8,9 secondes.

Si vous possédez un Turbo, sachez que son entretien demande de l’attention. Consultez par exemple notre guide pour tester un actuateur de turbo afin de diagnostiquer d’éventuels problèmes de suralimentation. Et pour l’entretien courant, nettoyer un turbo sans le démonter peut vous éviter bien des frais.

Le 2.0i et les finitions S, ES, GT, Celebration (1992-1995)

En 1992, Volvo introduit le bloc 2.0i B20F sur la gamme 480. Il équipe les finitions S, ES, GT, LE et Celebration jusqu’à la fin de production en 1995. Ce moteur gagne en couple et en souplesse par rapport au 1.7i catalysé.

Voici un tableau récapitulatif des trois motorisations principales :

PuissanceCouple0-100 km/hVitesse max
1.7i ES (1986-1989)109 ch140 Nm9,5 s190 km/h
1.7i Turbo (1987-1995)120-122 ch170-175 Nm8,9 s200 km/h
2.0i S/ES/GT (1992-1995)110 ch165 Nm9,3-9,9 s191 km/h
Moteur 2.0i B20F de la Volvo 480 S visible sous le capot

Ce qu’il faut savoir avant d’acheter une Volvo 480 S

La production totale n’a atteint que 76 375 exemplaires sur l’ensemble de la carrière (sources Volvo Cars). Trouver un bel exemplaire demande donc un peu de patience. Privilégiez les autos sous les 100 000 km avec un historique d’entretien clair.

Quelques points de vigilance à ne pas négliger :

  • L’essieu arrière Lotus nécessite un graissage tous les 20 000 km. Une négligence peut coûter 2 000 à 3 000 € de réparation.
  • La courroie de distribution (moteur B20F) doit être remplacée tous les 100 000 km ou 5 ans.
  • Les phares escamotables sont emblématiques, mais leur mécanisme peut vieillir. Comptez environ 500 € pour une révision complète.
  • La corrosion touche principalement les bas de caisse et les portes. Inspectez-les soigneusement, le châssis est galvanisé mais pas infaillible.
  • La boîte automatique ZF est fragile au-delà de 150 000 km sans vidange de fluide régulière (tous les 60 000 km).

Franchement, la version S 2.0i est la plus recommandable pour un usage quotidien. Elle combine fiabilité du bloc Renault et agrément de conduite correct. Le Turbo séduira les amateurs de sensations, mais son entretien est plus exigeant.

La Volvo 480 S vaut-elle encore le détour aujourd’hui ?

La cote de ce coupé grimpe. On observe des prix compris entre 4 000 et 15 000 € selon l’état et la version. Les Turbo et ES affichent une prime de l’ordre de 30 % sur le marché youngtimer.

Pour un coupé compact des années 1990, la 480 S offre un rapport plaisir/fiabilité difficile à battre. La suspension Lotus reste sa signature absolue : précise, communicative, plaisante. Et pour moins de 10 000 €, vous obtenez un objet de collection original, au style immédiatement reconnaissable.

La Volvo 480 S mérite sa place dans un garage de passionné. À condition d’entretenir sérieusement son essieu arrière et sa distribution – le reste suivra sans souci.

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